lundi 11 novembre 2013

Les 100 films les plus importants (1) Les années 30



En 2006, la bibliothèque d’Alexandrie forme un comité de trois spécialistes (Ahmed El-Hadari, Samir Farid et Kamal Ramzi) afin de dresser la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du  cinéma égyptien.
Les réalisateurs les plus représentés : Salah Abu Seif  (8 films), Youssef Chahine (7 films), Henry Barakat (4 films).

Les Années Trente


1) Al-Warda Al-Bida (La Rose Blanche, 1933, Mohamed Karim)
الوردة البيضاء

avec Mohamed Abdel Wahab, Dawlad Abiad, Suleiman Biek


 La Rose Blanche est le troisième film de Mohamed Karim qui fit ses études de cinéma dans les années vingt à Rome et à Berlin. Il réalisa en 1929, Zeinab et en 1932, Fils à Papa.

C’est le premier film musical égyptien à connaître un grand succès dans l’ensemble des pays arabes.
Il est certainement à l’origine de l’engouement des égyptiens pour la comédie musicale, genre qui dominera le cinéma oriental pendant près de trente ans.
C’est aussi le premier film dans lequel apparaît le compositeur et chanteur Mohamed Abdel Wahab. Ce dernier fera avec Mohamed Karim sept films.


2) Nasheed Al-Amal (Le Chant de l’Espoir, 1937, Ahmed Badrakhan)
منيت شبابي (قصة نشيد الأمل)


avec Oum Kalthoum, Hassan Fayek, Stephan Rosti, Fouad Shafik, Mary Moneib et Zaki Toleimat
D’après un roman d’Edmond Tuema
Scénario et dialogues : Ahmed Rami
Musique : Mohamed El Qasabji et Riad El Sonbati
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l'histoire du cinéma égyptien

C’est le premier film réalisé par Ahmed Badrakhan et c’est le second interprété par la chanteuse Oum Kalthoum.
Ismail abandonne sa femme Amal, la laissant seule avec leur fille Salwa. Celle-ci tombe malade et Alwa consulte le docteur Assem . Tout en soignant la fille, le médecin découvre le talent de chanteuse de la mère. Il décide de l’aider à se lancer dans la carrière artistique.


 3) Salama fi Kheir (Salama va bien, 1937, Niazi Mostafa)
سلامة في خير

avec Naguib al Rihani, Raqiya Ibrahim, Rawhiyya Khaled
Scénario et dialogues de Naguib al Rihani

Salama, employé dans un grand magasin de tissus, doit porter à la banque une grosse somme d’argent. Celle-ci étant fermée, il décide de passer la nuit dans le luxueux Nefretiti Palace Hotel pour protéger son trésor d’éventuels voleurs. Les problèmes surviennent lorsqu’à la suite d’un quiproquo il est pris pour le richissime Prince Kindahar du Bloudestan.
Salama va bien est le premier film que réalise Niazi Mostafa. Un premier film d’une longue série puisqu'il lui arrivait d'en tourner cinq par an. A ce jour, il reste le réalisateur le plus prolifique de toute l’histoire du cinéma égyptien.


 4) Lachine (1938, Fritz Kramp)
لاشين

avec Hassan Ezzat, Hussein Riad et Nadia Nagui

 En 1938, les Studios Misr (fondés en 1935)  produisent un film du réalisateur allemand Fritz Kramp : Lachine. Le film salué par la critique dresse le portrait de la situation politique et sociale au temps du roi Farouk.
Lachine, chef des armées, fidèle au sultan se fait emprisonner suite à un complot mené par le Premier ministre. La population affamée décide d’agir pour libérer le général adulé.  La révolte se termine par la chute du sultan et de son chef de gouvernement. Le film est interdit le lendemain de sa première. Les projections ne reprirent que huit mois plus tard avec un scénario modifié : le dénouement est devenu un « happy end » dans lequel on assiste à la réconciliation du sultan et du général.


5) Othman wi Ali (Osman et Ali, 1939, Togo Mizrahi)
عثمان و علي


avec Ali Al Kassar, Bahiga El Mahdy, Ahmed El Haddad, Aly Abd El Al, Saneya Shawky, Ibrahim Hechmat, Abdo Youssef, Ahmed El-Hamaky
Scénario : Togo Mizrahi

Othman est employé à la United Telephone Copany. Avec Bunduq, son fidèle compagnon, il est chargé d’installer les lignes chez les clients. C’est lors d’une de ses missions qu’un jour, il fait la connaissance d’une jolie femme de chambre Yasmina. Ils tombent aussitôt amoureux l’un de l’autre. Si côté cœur, tout se passe à merveille, il n’en est pas de même côté travail. Othman et Bunduq sont licenciés et il leur faut chercher un autre emploi. Ils en trouvent un chez un pharmacien. Installés dans l’arrière-boutique, ils préparent potions et autres médicaments. Un jour, leur patron les envoie livrer des commandes chez des particuliers. Dans la rue, alors qu’ils se sont arrêtés quelques instants au pied d’un immeuble, un énorme sac jeté des étages supérieurs leur tombe sur la tête. Othman et Bunduq perdent connaissance. Quand ils se réveillent, ils sont dans un bureau, entourés de personnes pleines de sollicitude. Nos héros finissent par comprendre qu’ils sont au siège d’une très grosse entreprise et qu’Othman est le sosie parfait de Ali Bey, le directeur de la société parti en voyage…


 6) Al-Azima (La Volonté, 1939, Kamal Selim)
العزيمة


avec Abd Al-Aziz Khalil, Hekmet Fahmy, Fatma Rouchdi

Mohamed Hanafi, nouvellement diplômé cherche un emploi et se prépare au mariage avec sa bien-aimée Fatima que le boucher Etr veut aussi épouser.

La Volonté est considérée comme l’un des plus grands films égyptiens de tous les temps.En montrant avec un réalisme avant-gardiste pour l’époque la vie quotidienne des habitants d’un quartier pauvre du Caire, Kamal Selim se fait le précurseur du néoréalisme italien.
Apparaît à la septième place dans la liste des meilleurs films égyptiens de tous les temps.



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